Un peu de poésie onirique : Era un niño que soñaba

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Bien le bonsoir bande de gens, j’espère que vous allez bien :3 Je vous écris cet article juste après une énième khôlle, je suis tellement fatiguée que je n’arrive même plus à stresser… Bonne chose ? ^^’

Nouveau samedi nouvelle poésie, vous connaissez la mélodie ^^ Et comme je vous ai proposé une poésie en anglais d’Edgar Allan Poe quelques semaines plus tôt (cliquez ici pour voir l’article), cette fois-ci je vous propose une poésie en espagnol ! Comme la dernière fois, je ne vous propose pas de traduction, parce que la poésie n’est jamais aussi belle que dans la langue où elle a été écrite. La traduction française existe, je vous rassure, vous pourrez la trouver facilement sur Internet si vraiment vous voulez lire le poème, mais avant, faites-moi confiance et essayez de lire la version originale avant :3

Antonio Cipriano José María Machado Ruiz, plus connu sous le nom dʼAntonio Machado, est né enet mort en est un poète espagnol. Il est l’une des figures du mouvement littéraire espagnol connu sous le nom de Génération de 98. Ses auteurs étaient déterminés à insuffler un nouveau souffle dans la vie culturelle du pays ; c’est l’époque à laquelle l’Espagne, perdant ses dernières colonies, se rendit soudainement compte qu’elle n’était plus ce qu’elle fut. Ces écrivains essayèrent de montrer comment l’Espagne a ouvert les yeux sur ce qu’était le monde moderne, dans lequel les histoires du passé glorieux étaient devenues éventées et désuètes. Machado finit sa vie en exil à cause de la guerre civile espagnole, dont il ne verra pas la fin qui arrive la même année. Sa poésie est inspirée par les courants romantiques, elle est emprunte de beaucoup de mystère, de rêve, et de réflexions sur les hommes et le monde. Je suis tombée totalement par hasard sur la poésie que je vais vous présenter, mais elle m’a tapé dans l’oeil ^^ Il s’agit de Era un niño que soñaba, c’est-à-dire Il y avait un enfant qui rêvait.

Era un niño que soñaba
un caballo de cartón.
Abrió los ojos el niño
y el caballito no vio.
Con un caballito blanco
el niño volvió a soñar;
y por la crin lo cogía…
¡Ahora no te escaparás!
Apenas lo hubo cogido,
el niño se despertó.
Tenía el puño cerrado.
¡El caballito voló!
Quedóse el niño muy serio
pensando que no es verdad
un caballito soñado.
Y ya no volvió a soñar.
Pero el niño se hizo mozo
y el mozo tuvo un amor,
y a su amada le decía:
¿Tú eres de verdad o no?
Cuando el mozo se hizo viejo
pensaba: Todo es soñar,
el caballito soñado
y el caballo de verdad.
Y cuando vino la muerte,
el viejo a su corazón
preguntaba: ¿Tú eres sueño?
¡Quién sabe si despertó!

J’aime beaucoup ce poème, moins pour sa sonorité je l’avoue que pour ses très belles images. C’est mélancolique, nostalgique, mais cependant je n’y vois aucune tristesse. Pendant toute sa vie l’enfant ne cesse de rêver, et c’est pourquoi il se demande s’il rêve encore. C’est une forme d’incertitude qui peut faire peur, qui peut frustrer. Mais en même temps, c’est l’absence de certitude qui donne envie de poursuivre le rêve, le désir d’aventure et d’attraper ce cheval qui s’échappe encore. A la première lecture, on pourrait se dire que c’est assez cruel de demander à la personne que l’on aime si elle est réelle ou non : mais mon idée, c’est que si on est sûr de la personne que l’on aime, alors cela devient de la simple possession. On ne veut pas aimer un esclave, on veut aimer une personne dans toute sa splendeur et sa liberté. Et en prolongeant le raisonnement, la poursuite de la quête du rêve, l’aventure de la vie, la mort n’est finalement qu’un nouveau rebondissement parmi tant d’autres. Quelque part, pendant toute notre vie nous sommes et restons des enfants en train de rêver, à la poursuite d’un cheval. C’est une belle image non ? Pour accompagner le poème, je vous propose une peinture d’une artiste espagnole, Chelin Sanjuan Piquero. J’aime beaucoup l’aspect onirique des chevaux qu’elle a représentés, et la silhouette de l’enfant absorbée dans son dessin, je trouve que cette atmosphère cendrée correspond très bien à la volatilité du poème :3 Je vous conseille d’aller voir les autres tableaux de cette dame (cliquez ici pour tomber sur son site), j’adore son univers et les effets de transparence de certaines de ses peintures !

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