Vice

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Bien le bonjour bande de gens ! J’espère que vous allez bien ! Je rédige cet article alors qu’on vient de faire notre carnaval au lycée, c’était bien cool, mais j’aurais aimé que plus de gens se déguisent ! Je suis toujours curieuse de voir les costumes des gens ^^

Un petit film pour cette fois-ci, un petit visionnage en plusieurs fois d’un film pris un peu au hasard sur Netflix, vous-mêmes vous savez 😀 Il s’agit de Vice, un film de science-fiction américain sorti en 2015, avec Bruce Willis. Je ne savais strictement rien du film à part le résumé bateau de Netflix (et dieu que leurs résumés sont nuls), je connaissais juste Bruce Willis ^^’ Je cherchais surtout un film pour déposer son cerveau à la fin de la journée… Bon je sais que je peux difficilement me plaindre du film après avoir avoué ça, mais on peut vouloir une détente de qualité, je pourrais vous citer des dizaines de films qui réussissent très bien ! Ce film n’en fait clairement pas partie, mais au moins il m’aura apporté le plaisir de pouvoir cracher sur quelque chose en toute légitimité XD

Résumé : L’homme d’affaires Julian Michaels (Bruce Willis) a conçu l’ultime station de vacancier, «Vice», où tout est permis et les clients peuvent jouer leurs fantasmes les plus fous avec les habitants artificiels qui regardent, pensent et ressentent comme les humains. Lorsqu’une femme artificielle, Kelly, devient consciente de soi et s’échappe, elle se retrouve prise dans les tirs croisés entre les mercenaires de Julian et un policier, Roy Tedeschi, qui est bien décidé à arrêter la corruption du Vice, et l’arrêt des violences une bonne fois pour toutes.

Mon avis : 

Eh beeeen… Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, et je ne m’attendais pas à une merveille, mais même avec ça j’ai quand même réussi à être déçue ! Le minimum syndical est assuré, que ce soit pour l’histoire, les décors, et l’intrigue seulement… ben c’est le minimum syndical. Rien n’est approfondi. Psychologie des personnages, niet. Histoire, niet. Originalité, niet. Réflexion intellectuelle, nietissime ! Le film essaie de compenser avec l’action policière et une atmosphère volontairement glauque, mais c’est tellement trop compensé que ça ne fait que faire ressortir la vacuité de tout le reste. Je ne parlerai pas du jeu d’acteur parce que je n’y connais rien, mais je peux pas dire que je me suis vraiment attaché à un personnage en particulier…

Le résumé m’a attiré, parce que le concept d’une ville où tu peux littéralement dérouiller la gueule à ton voisin de table, violer sa femme et brûler son enfant, sans aucune conséquences, ça me semblait intéressant au point de vue implications morales : pourquoi tu y vas, pourquoi tu le fais, comment tu le vis… Il y a une réflexion de fou à avoir dessus, mais ce n’est pratiquement pas exploité par le film, et c’est mon premier point négatif : comme on ne nous montre que les tarés qui veulent assouvir leurs pulsions meurtrières, on a l’impression que tous les clients de Vice sont des tueurs psychopathes en puissance. Alors que ce genre de ville, la seule fonction ne peut pas être de massacrer tout ce qui bouge, autrement ça n’aurait pas l’apparence d’une ville ultra chic ; sans compter qu’enfreindre la loi, dans un cadre contrôlé, arrêtez-moi si je me trompe, mais quel intérêt si le but est justement de faire ce qui est interdit ? Tu m’étonnes que les violences finissent par déborder hors du complexe ! Certes l’autre fonction de Vice serait, et est, un bordel géant. Mouais. Pas besoin de créer des Artificiels pour ça, malheureusement il suffit d’aller dans les pays sous-développés pour monter ce genre de business à moindre coût, et il existe des milliers de façon de monter ça sans passer par les Artificiels. Ce que j’aurais aimé voir, ce sont justement des gars qui y vont pour autre chose, en bien comme en mal. Mais le film se cantonne à une banale vision, conçue pour offrir la même chose aux spectateurs du film qu’aux visiteurs de Vice : du glauque ! Au final, il n’y a pas grande différence entre les deux :/

Le président de Vice justifie son entreprise par les usages que pourrait en tirer l’armée et tout le reste, si les Artificiels étaient acceptés par le plus grand nombre, mais c’est idiot : l’armée se sert toujours en premier, et ensuite seulement la technologie peut être étendue au plus grand nombre, suffit de voir comment ça a été pour les ordinateurs. Et puis, les gens qui viennent à Vice savent qu’ils ont affaire à des Artificiels quasi humains, que ce sont des cyborgs évolués, cette invention est aux yeux de tous, pourquoi est-ce que le président parle tout d’un coup d’une invention dont les humains ne voulaient pas, et qu’il faudrait cacher ? Ce complexe est un truc connu de toute la ville, et probablement du monde entier vu les tarifs que seuls les riches peuvent s’offrir ! Il y a un petit trou dans votre scénario les gars ! Dans The Island, c’est cohérent : les gens ne savent pas qu’ils payent pour créer de vrais humains, ils croient payer pour de simples enveloppes humaines. Mais ici ce n’est pas le cas, et c’est visible, ils évoluent à côté de ces Artificiels, littéralement ! En fait ce film, c’est une mauvaise copie à l’extrême de The Island. Sauf que The Island, ben il était bien fait !

Et au nom du caleçon du robot de Merlin, qu’est-ce que c’est que cette fin ?? Alors oui, je vais spoiler, mais vu le niveau du film, la fin on la connaît avant même de regarder le début. Rien n’est réglé, strictement rien ! Libération des Artificiels ? Mes fesses oui, le complexe brûle, en paniquant ils ont attaqué des gens, ils vont se faire traquer et détruire avant même de comprendre ce qui leur arrive : ils ont fini par attaquer des humains, et des riches en plus ! Aucune chance, c’est triste à dire, mais nous vivons dans un monde de merde mes petits. Quant au policier, il va se faire virer ET condamner à tous les coups pour son action solo, et ce ne sont certainement pas les Artificiels qui vont pouvoir témoigner pour lui, le temps qu’on leur reconnaisse des droits il sera mort en prison. Et pardon mais bordel !! C’est quoi ce dernier plan avec le méchant qui se réveille alors qu’on lui a vidé un chargeur à peine 5 minutes plus tôt ? Par quel miracle ? C’est un Artificiel lui aussi ? Mais on touche le fond enfin ! Ce genre de films n’est pas fait pour avoir une suite, juste pour engranger un peu de pognon avec une histoire à deux balles. Ce cliffhanger moisi, c’est le summum du cliché. Tout ce film est un gigantesque cliché poussé à l’extrême, et j’ai mal pour Bruce Willis. Enfin Bruce ! C’est pas digne de toi, tu nous as habitué à mieux ! Je sais qu’il faut boucler les fins de mois, mais là…

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