Premières lignes… #10

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.
Et cette semaine je vous propose un livre que j’ai hâte de lire, écrit par des auteurs qui m’ont fait rire et pleurer à la fois ❤

En 1938, l’année de mes douze ans, ma ville de Macedonia, en Virginie-Occidentale, célébré son cent-cinquantenaire – un terme que j’associai longtemps à une espèce d’oiseau. Notre école commémora l’évènement comme elle le faisait toujours pour ces grandes occasions : à l’aide de tableaux vivants, un pour chaque moment clé de notre histoire. Il n’y en avait pas beaucoup, à peine assez pour faire participer les huit niveaux de l’école, mais nos professeurs firent de leur mieux pour les exploiter au maximum. Sans la guerre civile américaine, je ne sais pas comment ils s’en seraient sortis. Quand la Virginie fit sécession, la Virginie-Occidentale entra dans une colère noire et retourna aussitôt dans le giron de l’Union. Seuls quatre petits comtés – dont le nôtre – osèrent faire un pied de nez au reste de l’Etat et revendiquer leur appartenance à la Confédération : un affront qui fut lourd de conséquences en matière de routes pavées et d’écoles. Nichée dans un creux entre les rivières Potomac et Shenandoah, Macedonia était un point de jonction tant pour les généraux que pour les trains, si bien que, lorsque Lee rengaina son épée à Appomatox, la ville avait déjà changé de mains quarante-sept fois successives, dont six fois en un seul jour. Nos professeurs se firent une joie de créer une scène montrant des citoyens en train de hisser des drapeaux confédérés par leurs cheminées sur le passages des troupes de l’Union pour les faire disparaître dès leur départ. Les élèves du cours moyens et les sixièmes héritèrent des scènes de guerre, et les cinquièmes et quatrièmes se partagèrent les restes, vu qu’il ne restait rien à Macedonia après 1865, en dehors de l’explosion de la rotonde et de l’ouverture de la bonneterie. Les Inusables Américaines.

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