Le marchand de livres maudits

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Bien le bonjour bande de Lollards, j’espère que vous allez bien ! C’est la Saint-Valentin aujourd’hui, la fête commerciale des amoureux qui ne s’aiment qu’un jour par an, alors achetez-lui un gros diamant slash une grosse voiture 😛 Et comme je n’ai aucun respect pour la guimauve, parlons de meurtre au Moyen Age, une époque vachement plus simple avec les relations de couple 😀 (ou pas ^^’)

Nouvelle chronique littéraire aujourd’hui, et une lecture en italien en ce qui me concerne, j’avais envie de rafraîchir un peu mon niveau 😀 Il s’agit d’un polar médiéval, Le marchand de livres maudits, écrit par Marcello Simoni et traduit en français en 2013. C’est le premier tome d’une trilogie, mais si jamais vous hésitez à vous lancer dedans, sachez que ce premier tome a un épilogue qui n’oblige pas à acheter le second volume pour lire la suite. Je l’ai acheté un peu sur un coup de tête, et principalement parce que même à Gibert qui est pourtant un paradis de librairie, le rayon italien est pauvre, et c’est rare de trouver des livres à la couverture ou au résumé intéressant. En l’occurence, celui-ci a réussi à attirer mon attention :3 (bon, je confesse, c’était aussi parce qu’il y avait une réduction).

Résumé : 1205. Alors qu’il fuit, poursuivi par d’étranges chevaliers masqués, le père Vivien de Narbonne chute dans un ravin et est laissé pour mort. La mission pour laquelle il a donné sa vie : protéger un livre mystérieux, dont les révélations pourraient ébranler à jamais les fondements de l’Église. Treize années plus tard, Ignace de Tolède, marchand de reliques, est chargé par un riche commanditaire de retrouver l’Uter Ventorum, un manuscrit qui renfermerait le secret de la sagesse des anges. Pour reconstituer le grimoire, séparé en quatre parties dispersées à travers le Languedoc et la Castille, Ignace devra faire preuve d’un sang-froid et d’une intelligence sans faille. Il aura également besoin de courage : le Tribunal secret de Saint-Vehme, une organisation qui a pour mission d’éliminer les blasphémateurs, le pourchasse. Car pour maintenir dans l’ombre le secret millénaire qu’il est sur le point de résoudre, on est prêt à tuer.

Mon avis : 

Une couverture assez sommaire mais qui fait bien son effet. En général, j’ignore pourquoi mais les seuls livres italiens qui nous parviennent dans nos pauvres librairies françaises ont rarement de belles couvertures :/ Et c’est pas la faute des éditeurs italiens, je suis déjà allée dans une librairie là-bas, et certaines peuvent être très jolies. Les Français ne seraient-ils pas dignes des belles couvertures italiennes ? C’est raciste ça madame !

L’écriture est fluide, même si mon niveau d’italien n’est pas parfait, je peux l’affirmer. On avance sans trop de difficultés dans l’histoire, et on a bien envie de savoir la suite ^^ L’intrigue reste assez simple, c’est dans la veine des énigmes du Da Vinci Code sans l’atteindre cependant, mais bon, Da Vinci Code, c’est un phénomène et le prendre comme une référence pour établir un minimum des exigences, c’est un peu exagéré. Donc une intrigue simple, mais qui fait très bien son effet, et un niveau de connaissance chez l’auteur qu’on apprécie d’autant plus que c’est mis en valeur, sans pour autant devenir pédant ou fatiguant pour le lecteur. Ca m’a même donné envie de me renseigner davantage sur certains points, pour mieux comprendre toute la symbolique à l’oeuvre dans les énigmes ^^

Les personnages sont attachants, et les méchants ont un certain niveau de charisme qu’on appréciera à sa juste valeur ! Ignace est assez classe et malgré une certaine tendance à se gonfler d’importance pour révéler ce qu’il sait, c’est néanmoins un véritable passionné de connaissances ; Hubert (j’espère que je traduis bien, dans la version originale c’est Uberto) est un jeune homme, qui ô merci se révèle être moins stupide que la moyenne des personnages de roman d’aventure de 15 ans ; William est mon petit favori (encore que je me pose des questions sur son nom, c’est rare à cette époque pour un français d’avoir ce patronyme, en italien c’est Wilalme, alors faut-il traduire plutôt Guillaume ?) : il a un passé très sombre et une âme de guerrier qui le rendent intéressant, typiquement le genre de personnages pour lesquels je craque 😀 La fin n’est pas trop mal, une révélation que j’avais vue venir, mais ça passe encore.

Bilan, un livre agréable, qui aurait été excellent avec peut-être un peu plus de plussoyance, mais que je recommande déjà sans hésiter aux amateurs de polar historique :3

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