Pompoko

Par défaut

Bien le bonjour bande de gens ! J’espère que vous allez bien :3 Encore 3 mois me séparent de la fin de la prépa, et pourtant j’ai l’impression que je n’en sortirai jamais, un peu comme une prison à perpèt. Mais le problème, c’est que je sais pertinemment qu’une fois sortie d’un cadre de travail très strict, je vais m’ennuyer comme un rat mort. C’est à se cogner la tête contre les murs ^^’

Nouvelle chronique, pas de livre cette semaine mais un film, un Ghibli réalisé par Isao Takahata (oui, on ne fait que parler de Miyasaki, mais rendons justice à tout le monde) en 1994, Pompoko. J’avais dis à mon frangin que je comptais me faire une collection de Miyasaki, à placer juste à côté de ma collection de Tim Burton, et il a décidé de voir plus large, et de me faire découvrir tout Ghibli ! Il m’a donc offert 4 Blu-Ray à mon anniversaire, dont celui-ci (grosses bises à toi frangin, tu gères) ! Je l’ai regardé en version originale sous-titrée, parce qu’il y a un respect, et que je trouve le japonais très agréable à entendre 😛 Je vous laisse voir la bande-annonce juste en-dessous :

 

Résumé : Jusqu’au milieu du XXe siècle, les tanukis, emprunts d’habitudes frivoles, partageaient aisément leur espace vital avec les paysans. Leur existence était douce et paisible.
Mais le gouvernement amorce la construction de la ville nouvelle de Tama. On commence à détruire fermes et forêts. Leur habitat devenu trop étroit, les tanukis jadis prospères et pacifistes se font la guerre, l’enjeu étant de conserver son bout de territoire. Efforts dérisoires car la forêt continue de disparaître…
Les humains, avec qui ils ont appris à cohabiter, font preuve d’un expansionnisme inexpliqué. Les chefs de clans coordonnent la riposte. Un plan est établi sur cinq ans : le temps pour les animaux d’étudier les humains et de réveiller leur pouvoir de transformation. Il va falloir tenter d’effrayer les humains en évoquant peurs et superstitions. Les solutions les plus farfelues sont expérimentées…

Mon avis : 

On retrouve une patte graphique qui fait plaisir, on dira ce qu’on voudra mais rien que pour ça, ce film est du velours oculaire :3 Et le film en joue même, pour les trois états des Tanuki (je ne sais pas comment dire ça autrement), quand ils ressemblent à de simples blaireaux, quand ils ont leur apparence normale, ou quand ils font les imbéciles et que leur dessin devient d’un coup beaucoup plus simple ^^ L’univers est restreint surtout à la forêt, mais en même temps c’est la culture japonaise traditionnelle qu’on retrouve, et ça a un petit côté folklorique, pittoresque et bon vivant qui m’a séduite au premier regard ! C’est tellement adorable de les voir tous faire la fête… et un peu moins de les voir le lendemain matin affalés comme de pauvres loques et encore ronds comme des barriques, mais c’est un détail 😀

Les transformations dont sont capables les Tanuki couvrent un éventail assez large, qui englobe aussi l’illusion, et croyez-moi, c’est tout simplement fantastique ! Pour un peu, j’aurais adoré avoir un dictionnaire du folklore japonais pour pouvoir comprendre toutes les références aux contes populaires qui sont faites. Je suis envieuse des enfants japonais, eux doivent en connaître au moins une partie j’imagine ! On en a plein les yeux, je peux vous l’assurer, les Tanuki sont à la fois plein de ressources et complètement fantaisistes, c’est génial ^^

Par contre, je déconseille le film aux enfants, et ce pour deux raisons. Certes, c’est tout mignon, tout gentil, mais il y a certains passages qui sont soit durs à voir, ou durs à expliquer. Dans le premier cas, il s’agit tout simplement de passages où la mort est soit évoquée clairement, soit montrée de façon très crue dans le cas des Tanuki : sans trop spoiler, il y a un passage où l’un d’eux se fait renverser, le cadavre est bien montré. Pour un enfant jeune, c’est peut-être un peu trop dur à montrer :/ Et dans le deuxième cas, les parents qui n’auront pas fait attention auront toute ma compassion XD En fait, c’est à la fois très rigolo et très malaisant quand on ne comprend pas pourquoi : les Tanuki mâles font une certaine fixette sur leurs testicules. Vous avez bien lu. On en voit fréquemment se balader et afficher leurs roubignolles, quand elles ne sont tout simplement pas utilisées comme arme grâce à leur pouvoir de métamorphose. Et ça ne choque personne, en tout cas pas au Japon, pour une bonne raison : ils sont tous obsédés dans la culture traditionnelle japonaise, les testicules des Tanuki portent bonheur ; c’est pour ça que si on regarde les statues de Tanuki traditionnelles, elles ont des noisettes de type noix de coco ! C’est pas une blague, je ne l’ai su qu’après avoir vu le film et j’ai bien rigolé 😀 Il faut dire que les transformations sont très inventives ^^ Donc voilà, messieurs-dames les parents et autres baby-sitter, soyez prêts à assumer devant les gamins ! 

Mais en dehors de tout cela, le dessin animé est très beau, il aborde simplement des problèmes qui sont d’une grande complexité : le respect de la nature, l’humanité qui n’a plus le même regard, ni le même respect, quant aux anciennes divinités et à son environnement,… et la conclusion est loin d’être aussi facile qu’un Disney. On alterne entre le rire, les larmes, la tendresse, l’inquiétude, et finalement la prise de conscience. Un film magnifique, à voir si vous êtes petit, et je dirais aussi surtout si vous êtes grand 😉

Publicités

"

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s