Un peu de peinture à la hâte : L’inhumation précipitée

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Bien le bonsoir bande de gens ^^ Noël approche, j’ai tellement hâte ! Normalement, mes parents m’ont attendu pour décorer le sapin, j’ai tellement hâte de poser les cadeaux en-dessous ! C’est tellement beau un sapin décoré, et avec plein de cadeaux colorés en-dessous. Mais c’est en même temps si rapide, comme les lilas, le temps d’ouvrir les cadeaux on se retrouve à attendre l’année suivante ! Tout ça pour vous dire, profitez de votre joyeux Noël les gens, on n’en a qu’un par an 😉

Je vous propose une peinture cette fois-ci, d’un artiste que je découvre et que j’aime assez : Antoine Wiertz, surnommé le philosophe au pinceau ! Il est né en 1806 et mort en 1865, c’est un peintre et un sculpteur belge. On le connaît surtout pour ses toiles d’une très grande taille, ou aux sujets souvent dramatiques et effrayants, comme son triptyque sur les Pensées et visions d’une tête coupée (il militait pour l’abolition de la peine de mort). Personnellement, je l’ai découvert avec le tableau de La liseuse de romans, dont j’ai trouvé une analyse très belle sur un site internet, cliquez ici pour la lire 🙂 C’était un peintre rebelle et fantasque, dont on conserve son atelier-musée, qu’il a laissé à la ville de Bruxelles ; persuadé que son art n’a pas de prix, il est très ironique et déclare « peindre des tableaux pour la gloire et des portraits pour la soupe. » En effet, on compte à ce jour une cinquantaine de portraits réalisés par lui sur commande. J’aimerais beaucoup aller visiter son atelier ^^ Et ici, je voudrais vous parler d’une autre de ses peintures sur laquelle je suis tombée, et que j’aime beaucoup ! Il s’agit de L’inhumation précipitée.

Je vous avais prévenu, ce ne sont pas des sujets faciles ^^ Pour ceux qui se demandent, sur le couvercle du cercueil, il est inscrit « Mort du choléra, certifié par nous Docteurs Sandoutes » Oh l’ironie, la belle ironie 😀 Rien que pour ça, ce tableau me plaît déjà ! L’oeil est d’abord attiré par la blancheur de la manche du suaire, on voit la main qui se tend, éventuellement l’inscription, et seulement on remonte le regard pour voir le visage angoissé et l’oeil exorbité du malheureux. Mais on les distingue à peine, comme s’il n’allait jamais sortir du cercueil : le couvercle est bloqué par un autre cercueil, et derrière lui on distingue une sorte de bouche de pierre béante. Est-ce une cheminée pour le brûler, ou tout simplement un endroit où le jeter (pour s’embêter du cercueil alors me direz-vous) ? Toute la scène respire le froid, malgré le bois qui est plutôt un élément chaud : la pierre sombre partout, les os par terre, les cercueil qui envahissent le sol et sont presque jetés pêle-mêle. Qui sait, si le cercueil posé sur le couvercle est si lourd, c’est peut-être qu’il y a déjà un corps dedans : regardez comme il est bien fermé ! Et en comparaison, le cercueil à gauche a l’air bien plus vieux, bien qu’il soit fermé ; imaginez qu’il y ait un corps en décomposition dedans, l’odeur de moisissure et de froid doit être insoutenable pour le pauvre gars qui vient de se réveiller entre ses 4 planches !

Cette peinture me fait penser à 2 histoires : la première, c’est une des variantes de l’histoire du fantôme de Bloody Mary. Certains disent que c’est une jeune femme dont le bébé a été tué, mais on raconte aussi que c’était une jeune fille qui était sujette à des crises de catalepsie. A la base, le terme désigner une paralysie totale des muscles qui fige la personne dans sa position comme une statue même si elle est debout… ou comme un cadavre si elle était allongée. Les parents de Mary l’ont un jour crue morte et l’ont enterrée, avec une cloche attachée à son poignet et à un piquet au-dessus de sa tombe, au cas où elle se réveillerait. Mais quand la cloche s’est mise à sonner au point de se décrocher, les parents n’étaient plus là ; et quand ils ont rouvert le cercueil, la jeune fille avait tellement gratté le bois que ses ongles étaient restés incrustés. J’espère que vous aviez la lumière allumée, sinon toutes mes excuses ^^ L’autre histoire, c’est un conte d’Edgar Allan Poe, La chute de la maison Usher. Mais je ne veux pas vous raconter la fin, vous devrez la lire vous-même, frissons garantis 😉

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