Mma Ramotswe détective

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Hélas, 3 fois hélas, jour de deuil et de désespoir, demain commence le terrible concours blanc des Chartes, horreur, dysenterie, agonie, Trump. Et encore, heureusement pour moi que la géographie historique n’en fait plus partie, sinon je serais dans la mouise jusqu’au cou ! Et en parlant de géographie, une petite carte pour vous aider pour la suite 😉 

Nouvelle chronique littéraire, aujourd’hui je vous apporte un peu de soleil et de bonhomie, dans un écrin de littérature africaine et policière ^^ Les enquêtes de Mma Ramotswe est une série policière écrite par Alexander McCall Smith (un auteur écossais né et élevé à Bulawayo au Zimbabwe) à partir de 1998, et qui compte aujourd’hui 18 tomes. Les différentes intrigues se passent au Botswana (le pays juste au-dessus de l’Afrique du Sud, le Zimbabwe est à sa frontière est). La série a été adaptée à la télé de 2008 à 2009, 2011 pour la France sur Arte. Le livre que j’ai (grâce à ma p’tite Maman ❤ ) est une compilation des 3 premiers tomes, mais je ne vous parlerai ici que du premier 🙂

Résumé : Divorcée d’un mari trompettiste porté sur la bouteille, Precious Ramotswe est bien décidée à ne plus céder aux mirages de l’amour !
J.L.B. Matekoni, gentleman garagiste, lui fait pourtant les yeux doux mais l’inénarrable  » Mma  » a un projet en tête… Un beau jour, elle se jette à l’eau et ouvre à Gaborone, capitale du Botswana, son pays bien-aimé, la première agence de détectives strictement au féminin.
En compagnie de son assistante, Mma Makutsi, elle déclare la guerre aux maris en fuite et aux escrocs sans vergogne. Ne reculant devant aucun danger, elle s’attaquera même à la sorcellerie, le grand tabou de l’Afrique.
Mma Ramotswe mène ses enquêtes tambour battant, sous les yeux de son soupirant favori… et pour notre plus grand plaisir.

Mon avis : 

J’ai un gros coup de coeur pour la couverte, tout comme j’aime, quasiment assortie au blog quand on y regarde bien ^^ Pétante de couleurs, péchue, pleine de farniente et de vie, à l’image de Mma Ramotswe et de ses enquêtes. On ne dirait pas du tout une détective vue comme ça, mais à vrai dire, les enquêtes policières ne sont qu’un cadre, le plus important dans ce livre ce sont les relations humaines, les valeurs traditionnelles du Botswana, ou la réflexion sur la modernité. Je n’ai lu que peu de romans qui se déroulaient en Afrique, et je ne compte pas les aventures d’Allan Quatermain, qui sont écrites en d’autres temps et autres moeurs racistes. Mais à chaque fois, j’ai été frappée par l’atmosphère particulière qui s’en dégageait, une sorte de simplicité, pas au sens de la stupidité, bien au contraire ! Un bon sens et une façon d’accueillir la vie sans se prendre la tête, dans les bons moments comme dans les mauvais ; le fait de revenir aux choses essentielles. De quoi en prendre de la graine pour une angoissée chronique comme moi 😀

Dans ce premier tome, on ne suit pas une seule grosse enquête, comme je vous l’ai dit, c’est davantage un cadre policier. Chaque chapitre correspond à une enquête de l’improbable détective, pas très longue, mais néanmoins riche en évènements, en réflexions et en originalité, en puisant dans la culture du Botswana. Parfois, d’un chapitre à l’autre on retrouve une enquête déjà évoquée, je pense à celle du petit garçon. Et d’ailleurs, celle-ci m’a beaucoup surprise ! Je veux dire, le chapitre qui l’introduisait finissait sur une note tellement plus sombre que tout le reste du livre, j’ai été très surprise, on aurait dit que des pages de Maxime Chattam ou de Stephen King s’étaient glissées dans le livre sans que je ne m’en aperçoive ! Tellement surprise que je n’ai pas pu m’empêcher de rire en fait 😀 Mais le livre entier est une cure de tranquillité.

Mma Ramotswe est un sacré bout de femme, la tête sur les épaules et les pieds sur terre, elle a un regard franc sur les choses et les gens. La décision d’ouvrir une agence de détectives semble irréfléchie et le fruit d’un coup de tête, et pourtant ! Malgré ses doutes et la nouveauté incroyable de la démarche, elle tient bon envers et contre tout. La place des femmes dans le livre est une des choses qui m’a le plus marquée : tout le monde accepte et même félicite Mma Ramotswe pour son initiative, dont le pays avait bien besoin (même si l’agence est minuscule), et beaucoup de personnes s’accordent à dire que les femmes ont plus d’observation que les hommes ; mais d’un autre côté, la place des femmes est encore à la maison quand elle est mariée, et on trouve encore pas mal de caractères assez machistes. C’est un mélange vraiment très curieux, doux-amer. La modernité permet aux femmes de s’émanciper, mais les valeurs perdurent, sans qu’il y ait un jugement véritablement bon ou mauvais dessus.

Bilan, un sacré livre et une sacrée bonne femme, une sacrée doudou ^^ (rassurez-moi, je peux utiliser le terme sans me faire incendier hein ?) Je vous conseille la série, sans la moindre hésitation :3

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