Un peu de poésie évanescente : La jeune fille de Budapest

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Joyeux samedi à vous mesdames et messieurs, nouveau rendez-vous poétique ! Pour ce samedi, je vous propose un poème de Michaux ! J’ai découvert ses travaux dans mes cours de littérature de cette année, c’est une poésie qui est très particulière mais particulièrement envoûtante ! Henri Michaux a vécu au XXème siècle, c’est un poète, peintre et écrivain belge, naturalisé français en 1955. Il conjugue l’écriture, le dessin et la drogue (mescaline) pour explorer ce qu’il nomme « l’espace du dedans ». On retrouve plusieurs thèmes, entre la faiblesse et la violence, le manque, la magie. J’essaie de vous synthétiser mes cours au maximum, mais si vous voulez le découvrir, je vous conseille de voir aussi le personnage qui s’appelle Plume, à la fois complètement loufoque et intriguant : Plume est un personnage qui a tout le temps l’air à côté de ses pompes, comme s’il n’était pas clairement défini et pouvait se balader comme un fantôme, mais en même temps il est ancré malgré lui dans la situation.

Le poème que j’ai voulu vous présenter, je l’ai découvert en ouvrant son recueil L’Espace du dedans à une page complètement au hasard ^^ Soit dit en passant la meilleure manière de découvrir une poésie, mais si je peux vous donner un conseil, c’est de vous renseigner un peu avant sur l’auteur pour mieux comprendre ce qu’il veut exprimer. Je suis donc tombée sur La jeune fille de Budapest, un poème très beau et sensuel, avec beaucoup de douceur, j’aime tout particulièrement les deux derniers vers. Pour l’accompagner, je vous propose un tableau de Klimt, Danae : Danae est un personnage de la mythologie grecque, elle fut enfermée dans une tour car son père avait entendu une prophétie dans laquelle il était dit que son petit-fils le tuerait. Zeus ne l’entendant pas de cette oreille, il s’introduit dans la chambre de Danae sous la forme d’une pluie d’or ; plus tard, elle donnera naissance au héros Persée. J’ai choisi ce tableau parce que j’y vois la même douceur et la même sensualité que dans le poème de Michaux, c’est presque comme une berceuse.

Dans la brume tiède d’une haleine de jeune fille, j’ai pris place.
Je me suis retiré, je n’ai pas quitté ma place.
Ses bras ne pèsent rien.
On les rencontre comme l’eau.
Ce qui est fané disparaît devant elle.
Il ne reste que ses yeux.
Longues belles herbes, longues belles fleurs croissaient dans notre champ.
Obstacle si léger sur ma poitrine, comme tu t’appuies maintenant.
Tu t’appuies tellement, maintenant que tu n’es plus.

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