The Crow

Par défaut

Bien le bonjour bande de corneilles mélodieuses et crailleuses, j’espère que vous allez bien ! Je vous rappelle que le concours tourne toujours (3 livres à gagner par tirage au sort, inscrivez-vous ici), et je vous fais des bises sur le bec, bonne lecture !

Je vous propose une petite chronique de film cette fois-ci, celle d’un film très connu et qui a fait parler beaucoup de monde, à cause de la mort de l’acteur principal en plein tournage dans des circonstances tragiques. Il s’agit de The Crow, réalisé en 1994, et l’acteur en question est Brandon Lee, le fils de Bruce Lee. Un pistolet qui aurait dû être chargé à blanc avait été mal déchargé lors d’une précédente utilisation, les secours sont intervenus trop tard pour sauver le pauvre Brandon, qui aurait dû se marier à la fin du tournage. Les scènes qu’il n’a pas pu tourner ont été faites en images de synthèse. Le film est devenu une véritable référence, et son héros une icone de la culture gothique moderne. L’histoire a été adaptée d’une bande-dessinée, écrite et dessinée par James O’Barr pour surmonter la mort de sa petite amie tuée par un chauffard ivre. Oui, c’est un film décidément placé sous le signe de la joie de vivre ^^’

Résumé : La veille de leur mariage, Eric Draven, un guitariste de rock, et sa fiancée Shelly Webster sont sauvagement assassinés. Un an plus tard, un corbeau ramène Eric à la vie au cœur d’une ville plongée dans les ténèbres. Eric va se laisser conduire là où sa vengeance l’appelle. Pour que justice soit faite. Pour l’amour de Shelly.

Mon avis : Coup de

Je l’ai probablement déjà dit, et je le redis, je suis une indigne petite chose quand il s’agit de juger un film, n’ayant pour grille d’analyse que mon âme d’enfant psychopathe 😛 Mon jugement est donc purement subjectif, et se base sur des critères totalement irrationnels (comme beaucoup de mes chroniques en fait), mais je croise les doigts pour qu’il vous parle, parce que nom d’un caveau, ce film est génial :3

Déjà, l’esthétique. Je n’ai pas les mots ni pour la qualifier en termes techniques, ni pour vous dire à quel point elle me fascine. C’est sombre, les prises de vue sont splendides, les plans tous plus cultes les uns que les autres ; ils servent à merveille l’atmosphère solennelle et dark, cette ville me fait penser à un Hell’s Kitchen pris au sens littéral avec ses tons rouges et noirs, c’est puissant 😀 Les effets spéciaux sont très beaux et d’ailleurs chapeau pour l’acteur recréé en effet de synthèses, je n’ai pas vu de différence et il a fallu que Wikipédia me les mentionne. Ca se voit peut-être un petit peu que le film a vieilli, par exemple la scène où il rentre dans son appart, filmée comme si on voyait depuis ses yeux, mais vraiment, ça reste absolument fantastique, et ça contribue même au charme du film, j’en ai encore des paillettes sombres dans les yeux 😉 Les musiques aussi, les musiiiiiques :3 Là encore, ma culture musicale est un scandale, mais cette bande-son est absolument géniale, du bon rock et du metal comme on les aime ❤

L’histoire est très simple, et d’autant plus efficace, on ne s’ennuie pas un seul instant ; la légende du corbeau est vraiment géniale ! Et puis, les parties où on le voit voler ou observer, ou quand il se pose sur l’épaule d’Eric, ce duo fait au moins 60% de la classe du film, c’est dit ! Et il y a plein de petits détails ! Dès le début, le principe de la Devil’s Night, le fait qu’Eric et Shelly veulent se marier le jour d’Halloween (je vous le dis tout de suite, je veux la même date pour mon mariage), le chat qui s’appelle Gabriel (vous ne me ferez pas croire que ça n’a aucun rapport avec l’archange, même si on ne voit ni Dieu ni ange pendant tout le film), la boule à neige du méchant (je la veux !!),…

Les personnages sont de vraies perles. Commençons par Eric, son personnage de guitariste rockeur qui file le parfait amour est juste super classe et attendrissant, et lorsqu’il revient à la vie, il est magistral ! Et une autre raison qui fait que je l’encense littéralement, c’est que par son maquillage, son comportement blasé, ses répliques, la façon dont il joue avec ses proies, on pourrait presque en faire un deuxième Joker 😛 Sarah est ce qui fait ressortir son côté le plus humain. Et j’ai beaucoup aimé le personnage de cette gamine, elle est forte et débrouillarde, elle a un sacré répondant, et je veux les mêmes fringues ^^ Elle est vraiment touchante dans sa relation avec Eric et Shelly, sa mère, ou le sergent Albrecht. Albrecht est un personnage un poil plus lisse, mais tout aussi attachant :3 Les méchants sont à fond dans leur rôle, c’est le moins qu’on puisse dire : leur seule motivation, et ils en sont fiers, c’est le chaos ! La méchante, elle, me fait me poser pas mal de questions, elle semble avoir des affinités avec l’occulte, du coup j’aurais aimé en savoir un peu plus, mais après tout pourquoi pas c’est dans le ton, et puis j’adore son final. Le super méchant est badass comme il faut avec son sabre japonais, on a un combat final de super Kalitay : soir d’orage et cathédrale avec gargouilles, une vraie cover d’album, la Juju est contente mes amis 😉

En quelques mots la conclusion : ce film est VELU, ce film est METAL, ce film est BOOOOOONNNN !!!!

Petite réflexion post-chronique –> Connaître l’histoire du film et du comics est assez intrigant quand on y pense : une suite de tragédies, sachant que James O’Barr avant ça n’avait pas eu une vie facile, pour finalement faire un chef d’oeuvre sur une tragédie. Vous allez dire que j’exagère, que c’est une suite de coïncidences tragiques. Mais je ne peux pas m’empêcher d’y penser. Faut-il une tragédie pour produire l’émotion nécessaire à un chef d’oeuvre ? C’est la puissance des émotions qui fait que n’importe quelle oeuvre est belle à mon sens. Les émotions négatives font la catharsis, c’est un vieux truc qui tourne en boucle depuis l’Antiquité. Mais quand bien même une oeuvre serait pleine de choses positives, c’est parce qu’il y a eut du négatif qui est venu faire contraste : on comprend et on perçoit d’autant mieux le bonheur ou la tranquillité qu’on a connu le malheur ou le bouleversement. Au final, que ce soit une série de coïncidences ou non, on ne le saura probablement jamais, je garde ça comme petite théorie dans un coin de ma petite tête ^^ Mais pour moi, ça montre bien que ce n’est pas parce qu’une oeuvre est sombre qu’elle est pessimiste. C’est un exutoire, c’est un bien qui découle d’un mal, et les plus grandes tragédies peuvent faire ressortir ce qu’il y a de pire, mais aussi de mieux en nous, parfois les deux en même temps. Ca bouleverse, et c’est ça qui fait les grandes oeuvres, qu’on parle d’un livre, d’un tableau, d’un film ou même d’un jeu vidéo. A Musset le mot de la fin :

Les plus désespérés sont les chants les plus beaux
Et j’en sais d’immortels qui sont de purs sanglots.

Une réponse "

  1. Pingback: Sept péchés capitaux d’une blogueuse, 4e partie – Les notes de Grâce M.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s