Les Ferrailleurs, tome 1

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Je vous souhaite la bonne journée, bande d’étranges petits êtres ! Je profite des vacances, je ne sais pas si vous connaissez le jeu Fran Bow mais il est génial ! Je l’ai trouvé sur Steam, c’est un point and click, un peu dans le même style d’ambiance qu’Alice Madness Return, et l’histoire est vraiment géniale, bien glauque comme je les aime 😛 Je vous mets le trailer ici !

103536883_oAujourd’hui je vous propose une nouvelle chronique littéraire, le premier tome de la trilogie des Ferrailleurs écrite et illustrée par Edward Carey, Le Château. Il est sorti en poche en 2016, mais je préfère de loin la grande version qui est plus originale dans son édition. Le tome 2 est sorti la même année, et le troisième et dernier tome doit sortir en mars de cette année 🙂 C’est un livre que j’ai mis longtemps à prendre en main, mais quand le deuxième tome est sorti, ma Maman (qui m’a offert le 1er tome) m’a fait les gros yeux, donc pour éviter de me faire enterrer au fond du jardin, je l’ai lu ^^ Nan plus sérieusement, elle l’a pris à cause des critiques qui disaient que le livre se rapprochait de ce que pouvait faire Tim Burton 😛 C’est fou ce que j’aime ma Maman ❤

Résumé : Au milieu d’un océan de détritus composé de tous les rebuts de Londres se dresse la demeure des Ferrayor. Le Château, assemblage hétéroclite d’objets trouvés et de bouts d’immeubles prélevés à la capitale, abrite cette étrange famille depuis des générations.
Selon la tradition, chacun de ses membres, à la naissance, se voit attribuer un objet particulier, dont il devra prendre soin toute sa vie. Clod, notre jeune héros, a ainsi reçu une bonde universelle – et, pour son malheur, un don singulier : il est capable d’entendre parler les objets, qui ne cessent de répéter des noms mystérieux…
Tout commence le jour où la poignée de porte appartenant à Tante Rosamud disparaît ; les murmures des objets se font de plus en plus insistants ; dehors, une terrible tempête menace ; et voici qu’une jeune orpheline se présente à la porte du Château…

Mon avis : 9,5/10

Par où commencer ? Ce livre est vraiment très riche, il y a énormément de choses à dire ! Tout d’abord, la couverture, et les dessins en général : c’est un style de dessin auquel j’ai dû mettre un peu de temps à m’habituer, surtout pour les visages. Le style me fait penser à une peinture au lavis, je me demande si c’est ça ? En tout cas la couverture à elle seule est pleine d’évocations : le tas de déchets, la demeure en fond, le garçon qui tire franchement une tête d’enterrement, et son collier que Luna Lovegood n’aurait pas rechigné ! Tout pour mettre en appétit. Et les dessins à l’intérieur du livre sont nombreux : un dessin pour chaque début de chapitre, un portrait de famille sauf exception, qui présente les différents membres de la famille Ferrayor, et leurs objets respectifs pour le moins rocambolesques ! Je vous dirai bien mon préféré, mais ça vaut le coup de le découvrir par soi-même, vous saurez tout de suite duquel je parle 😉 Donc d’emblée un ENORME plus pour les illustrations que j’adore et qui rendent tellement bien l’atmosphère du livre.

L’histoire est vraiment excellente et tellement bien trouvée ! Le fait de s’attacher à un objet, banal en soi, devient complètement poussé à l’extrême ici, et pour n’importe quel objet, depuis le robinet d’eau chaude à la saucière en passant par la boîte d’allumettes. Et tout, littéralement tout, peut devenir un objet personnel. La famille Ferrayor est une sorte de famille d’aristocrates qui règnent en maître sur l’océan de la décharge (Ferrayor, Ferrailleur, il y a parfois des petits jeux de mots de ce style !), de ses objets, et de la petite ville qui s’y est développé (c’est un quartier imaginaire du Londres victorien en fait). Ce qui est merveilleux dans cette famille, c’est qu’ils ont tous leur petite particularité en plus de leur objet. Clod par exemple a une façon de parler un peu ampoulée mais très belle et imagée, et plus il est angoissé plus il parle de manière soignée, sans jamais être désagréable cependant, c’est très rigolo ! Cette solennité de langage est naturelle chez lui, mais chez d’autres membres de la famille, elle reflète la haute opinion que beaucoup de membres ont de leur famille, et là-dessus leur maître à tous, c’est lui !

– Je suis, dit-il d’une voix tellement basse qu’il était difficile de saisir ses mots, c’étaient des grommellements, je suis Mr. Sturridge, le majordome. Je fredonne le chant du Château des Ferrayor, de la Demeure des Ferrailleurs, de la Maison des Décombres, c’est un chant d’ordre et de correction, c’est la voix du droit et de la dignité, c’est la rumeur de ces salles, de toutes leurs histoires, c’est la rumeur de chaque pièce de ce grand palais qui est, bien qu’en étant à peine dignes, également notre demeure. Nous vivons dans cette forêt de lianes étrangleuses et de racines-piliers qui étayaient notre édifice, et bougeant en dessous et au-dessus de nous, et c’est très bien ainsi. Le Château des Ferrailleurs est planté dans la terre tel un mât impérial, c’est pourquoi une partie du bâtiment doit être enterrée et soustraite à la vue. Nous sommes à jamais dans les profondeurs, où les seules lumières sont celles des bougies et des lampes à pétrole. Nous sommes les racines, les grandes racines de la plante qui pousse au-dessus de nos têtes. Nous habitons sous la terre à laquelle nous appartenons, et ici nous travaillons, chacun à notre poste. Je suis le gardien, je suis le conservateur, je suis le balai et la pelle, la cire et le parquet, le lustre et la morsure. Comment allez-vous ?

Que voulez-vous répondre à ça XD Les Ferrayor, c’est donc une véritable institution, avec ses bas-fonds comme toute famille glauque qui se respecte, et pour mon plus grand bonheur. J’adore littéralement tous les personnages, ils sont tous excellents ! Depuis les servantes jusqu’au grand-père, ils sont tous géniaux, et tous complètement fous 😀 La narration alterne entre Clod et Lucy Pennant, une jeune fille aux cheveux en bataille, et dont j’adore la façon de raconter, elle est débrouillarde et imaginative. Je pourrais vous parler en long en large et en travers des personnages, les domestiques qui sont tous jetés et qu’on appelle tous « Ferrayor », le couple Grand-Père et Grand-Mère (dont on ne me fera PAS avaler qu’elle est là pour la déco, cette mamie défonce la famille au moins autant que le Grand-Père… et son objet est génial).

Bref, le style d’écriture est génial, le suspense maintenu jusqu’au bout, et l’univers extrêmement varié. On a l’impression au début que c’est un endroit assez étriqué, mais pas du tout ! Et c’est toujours une bonne surprise de découvrir de nouveaux endroits, de nouveaux personnages avec leurs objets, c’est comme de commencer une collection ! J’avais le deuxième tome, et croyez-moi j’ai sauté dessus dès que j’ai terminé le tome 1 😀 Je l’ai fini, et il est très largement à la hauteur du premier, avec de nouveaux personnages, de nouveaux lieux, une histoire qui déboîte et une fin à se damner, heureusement que le tome 3 sort en mars ^^ Je vous fais des bises sur vos truffes, et je vous conseille vivement la trilogie 😉

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