La couleur pourpre

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Bien le bonjour bande de jeunes ribauds et ribaudes ! J’espère que vous allez bien, de mon côté les cours sont finis, donc je vais en profiter au max pour poster sur le blog. Le blog a fêté ses 3 ans en mai, je prévois un petit truc, pas super original mais je vais p’têt doubler avec un concours, je sais pas encore 🙂

la couleur pourpreDonc il y a quelques temps, je me suis pris quelques livres perso, et j’ai réussi à me dégoter La couleur pourpre de Alice Walker. Ca faisait un moment que je me le cherchais après avoir vu l’excellente adaptation en film de Steven Spielberg avec Whoopi Goldberg (prix Pulitzer, merci Wikipédia). Le livre a été publié en 1982, et arrive en France en 1984, il a obtenu les prix Pulitzer de la fiction et le National Book Award.

Résumé : Celie et Nettie sont deux jeunes soeurs Noires. Après une enfance sous le joug d’un père abusif, Celie se retrouve mariée de force à Albert, un homme qu’elle n’aime pas, et qui la bat régulièrement. Nettie quant à elle s’est enfuie. Les deux soeurs se sont promis de s’écrire mutuellement, mais Celie ne reçoit jamais aucune lettre de Nettie. Alors elle écrit au bon Dieu, dans ses lettres elle lui confie ses rares joies et ses très nombreuses peines, et décrit son quotidien dans la Géorgie des années 30.

Mon avis : 9/10

J’avais déjà un très bon a priori avec le film, et le livre l’a confirmé en tous points ! Celie écrit de manière très simple, un peu enfantine puisqu’elle a appris à la va-vite, moitié à l’école avant que son père ne l’en retire car il l’avait mise enceinte, moitié avec sa soeur. Celie parle de choses très belles et très fortes, elle s’exprime simplement mais avec beaucoup de justesse. J’ai beaucoup aimé sa plume. Elle ne prend pas de gants pour parler de violence ou de sexe, après tout quel besoin ? Ce sont des choses qui sont. Et j’ai beaucoup aimé sa réflexion sur la nature de Dieu, les histoires de Nettie qui lui raconte le premier homme selon les Noirs d’Afrique. C’est vraiment quelque chose ! whoopi goldberg

J’aime beaucoup Celie, elle semble faible à prime abord, elle ne proteste pas et ne se rebelle pas, elle ne fait qu’obéir et se taire à son mari qui la traite comme une moins que rien. Pourtant, elle n’en est pas moins très forte mentalement pour supporter ces mauvais traitements, et ce serait une erreur de dire qu’elle est faible. Et la punchline qu’elle balancera à Albert vaut tout l’or du monde ^^ La seule chose qu’on pourrait dire est qu’elle est naïve, après avoir été en cage pendant si longtemps ça se comprend bien. L’affection qu’elle et Nettie ont l’une pour l’autre est très touchante, Nettie est très douce et en même temps elle a toute la détermination qui peut faire défaut parfois à sa soeur. Albert est une sombre raclure de bidet, même le mot « s*laud » trouve horrible d’être associé à ce personnage. [SPOIL] Autant il devient parfaitement fréquentable et même touchant vers la fin, autant ça me semble presque trop beau pour être vrai. Enfin bon, ça fait toujours plaisir à lire ^^[FIN DU SPOIL] Shug est vivante, je n’ai pas d’autre mot, une vraie incarnation du carpe diem. Surtout qu’on la voit à travers les yeux de Celie qui l’adule. Mais je crois bien qu’un de mes persos préférés, c’est Sofia. Elle est forte, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds, elle est franche envers et contre tout. Ce qu’elle subit est proprement horrible, et la femme du maire mériterait bien plus qu’une bastos, c’est une faux-cul de première classe. Non, vraiment Sofia est poignante. Harpo, le fils d’Albert et le mari de Sofia, est un peu empoté et effacé, plutôt influençable en fait. J’ai du mal à l’apprécier, en fait, à côté de Sofia il fait pâle figure ^^

Je ne sais pas vraiment ce que je pourrais dire d’autre, c’est un livre qui se ressent plus qu’il ne se dit. Donc une fois n’est pas coutume, j’ai relevé deux passages que j’ai bien aimé, libre à vous de les lire ou de vous garder la découverte intacte 🙂

« Mais une fois que tu sais que tu sais que le bon Dieu y t’aime, tu te débrouilles pour lui faire plaisir aussi à ta manière.
– Tu crois que Dieu t’aime, mais t’as jamais rien fait pour lui. Je veux dire comme aller à l’église, chanter dans le choeur, apporter de la nourriture au prêtre, et tout.
– Mais si le bon Dieu m’aime, Celie, y a pas besoin de faire ces choses-là. J’ai des tas de trucs à moi qui lui font autant plaisir.
– Comme quoi par exemple ?
– Ben, comme flâner, regarder partout et admirer les choses. Me sentir heureuse. M’amuser.
– C’est pas des sales cris lèges tout ça ?
– Celie, dis-moi franchement, tu as trouvé Dieu à l’église, toi ? Moi jamais. J’y ai trouvé qu’un tas de gens qui espéraient le voir. »

 

« Mais non. Je suis sa mère, je lui apprendrai à respecter les gens de couleur.
– Vous et toute la troupe derrière vous peut-être ? Vous verrez que le premier mot qui sortira de sa bouche, c’est pas vous qui lui aurez appris.
– Tu es en train de m’expliquer que je ne saurai pas aimer mon propre fils, c’est ça ?
– Non, c’est pas ça que je dis, fait Sofia. Je dis que moi je ne me sens pas capable d’aimer votre propre fils. Vous pouvez le chérir tant que vous voulez. Mais faut être prête à en subir les conséquences. C’est notre façon de vivre, à nous les Noirs. »

 

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