Anna Karénine

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Bien le bonjour les gens ! J’espère que vous allez bien, de mon côté je m’accroche tant bien que mal à la prépa, mais même à ce stade de l’année je n’arrive pas à m’imposer des révisions régulières :/ Je crois que le pire, c’est pour me réveiller le matin : on m’a conseillé d’installer mon réveil loin du lit pour me forcer à me lever. Ca marche pas. Je me suis levée, j’ai éteint le réveil et je suis retournée me coucher. Mon cas est désespéré.

15791888697Enfin bref, aujourd’hui je vous propose une chronique d’Anna Karénine de Tolstoï. C’est le genre d’auteur dont on entend toujours parler, mais dont on ne connaît jamais l’oeuvre ^^ Outre Guerre et paixAnna Karénine, publié en 1877, est considéré comme un chef d’oeuvre de littérature, et si j’en crois Wikipédia, il marque l’entrée de la littérature russe dans la postérité européenne. Si j’ai sauté le pas pour lire le livre, c’est tout bêtement parce que je l’ai trouvé dans une jolie édition (et j’ai réussi à vous trouver l’image sur Internet, mais je précise que ne parlant pas allemand, je ne sais pas ce qui signifie l’étiquette, tout ce que Google Trad a pu me dire, c’est qu’à priori ce n’était pas une insulte) dans une petite boutique, et comme il n’était pas trop cher, j’ai craqué 🙂

L’image bizarre en-dessous, c’est en fait un tableau récapitulatif, sans spoilers, des relations entre les différents personnages principaux au début du livre, parce que à expliquer comme ça c’est assez compliqué. J’y ai d’ailleurs fait une erreur : ce n’est pas Constantin Dmitriech, mais Constantin Dmitrievitch. Cliquez sur l’image pour la voir clairement en grand. 

Anna KarénineRésumé : Dans la bonne société russe, les passions vont bon train. Daria Alexandrovna, que l’on surnomme Dolly, est prête à réclamer le divorce lorsqu’elle s’aperçoit que son mari, Stéphane Arcadiévitch, l’a trompée. Quant à sa soeur Catherine, elle est aimée par un ami de longue date mais ne peut s’empêcher de tomber amoureuse du jeune homme qui la courtise, Wronsky. Stéphane fait appel à sa soeur Anna pour amadouer sa femme, mais Anna et Wronsky tombent follement amoureux l’un de l’autre. Les deux amants deviennent rapidement de plus en plus inséparables, au mépris de toute bienséance.

Mon avis : 6,5/10

Ce n’est pas un mauvais livre en soi, il est très bien écrit, Tolstoï a une plume très agréable et qui entraîne facilement. On retrouve une « bonne société » bien aristocrate qui ressemble à celles qu’on a pu voir dans d’autres pays (les convenances, la bienséance, et tutti quanti), mais ici viennent s’ajouter les valeurs russes, et la perception que les Russes ont de leur pays par rapport aux pays européens. C’est une société en pleine évolution, entre une noblesse décadente et de nouveaux principes qui voient le jour, comme l’éducation aux paysans à laquelle Levine s’oppose à l’inverse de son frère Serge, un pur militant. La politique a donc une petite place dans le livre, en la personne notamment du mari d’Anna qui travaille au gouvernement (enfin c’est comme ça que je l’ai compris, moi et la politique c’est une grande histoire d’amour…) Le livre suit alternativement les différents personnages, les romances ont leur importance sans non plus être envahissantes.
Concernant les personnages… ben y en a beaucoup que je n’aime pas du tout. Levine en tête : il est irrésolu, faible d’esprit, égocentrique (pas dans le sens de vaniteux, mais il ne considère que ses problèmes et se fiche comme d’une guigne de ceux des autres), et encore plus angoissé que ma mère et moi réunies ! Non, décidément, je ne pourrais jamais l’apprécier. Stéphane est un je-m’en-foutiste complet, Wronsky l’est aussi avant de commencer à s’assagir au contact d’Anna, Alexis est un bloc de glace, il n’est pas insensible (loin de là) mais il est très obtus, et à partir du moment où cette grognasse de comtesse Lydie intervient, je le considère comme irrémédiablement perdu. Le seul que j’apprécié, c’est le vieux prince, parce que lui c’est un bon vivant, il aime ses filles et il est attentif à elles, et il sait se montrer ferme !
Globalement les femmes du livre me mettent moins les nerfs en pelote : la princesse est tellement insupportable que je plains vraiment le vieux prince, Kitty bon, pleurnicharde au début mais ça s’arrange après, Varenka offre une touche de simplicité dont certains auraient grand besoin, Daria est une mère dévouée à ses enfants et économe (à certains moments on voit tout le contraste entre elle qui privilégie les économies pour le long terme et son mari qui ne compte plus ses dettes, de même que Levine est très souvent rebuté par l’écart monstrueux entre les dépenses faites pour la campagne et celles pour la ville, beaucoup plus importantes). Toutefois, j’ai énormément de mal à apprécier Anna : je ne peux pas lui jeter la pierre d’avoir préféré son grand amour à son grand congélateur de mari, ni d’avouer préférer Serge à Annie même si ça semble injuste : elle est honnête avec les autres et avec elle-même. Elle est pleine de qualités, depuis la beauté jusqu’à la perspicacité, mais l’amour n’a définitivement pas un effet positif sur elle : elle devient agressive, frustrée et frustrante, et bouchée à un point qui me donne envie de lui taper la tête contre les murs. Je conçois qu’elle soit jalouse, mais à ce point, elle aurait dû le quitter depuis longtemps !

La fin (SPOILERS) : j’avoue avoir poussé un soupir de soulagement lors du passage de notre héroïne sous le train, mais grand dieux, la fin est tellement leeeeeennnnte. Levine se prend la tête et nous prend la tête accessoirement avec ses interrogations méta-physiques. Je peux comprendre que certaines personnes soient indécises, aient besoin d’une réponse, mais grands dieux ! Mis bout à bout, il doit au moins y avoir 5 pages centrées sur ses angoisses personnelles ! Et pour revenir vite fait sur Anna, son geste est certes salvateur à mon énervement, mais elle est totalement irresponsable, sa jalousie bornée l’empêche de voir qu’elle va détruire littéralement Wronsky.

Bilan : Le livre n’est pas catastrophique, d’une certaine manière, l’énervement contre les personnages est aussi une forme d’implication, et prouve par la même le talent de l’auteur, sauf pour la fin qui est chiante comme un jour de pluie sans livres. C’est juste que ce n’est pas vraiment un univers auquel je suis habituée, et c’est un peu dur pour moi de vraiment l’apprécier. Cela dit, j’ai quand même très peu galéré pour le lire, donc c’est qu’au fond de moi, il a su trouver sa place 🙂 Lisez-le à l’occasion, après tout il fait partie des classiques à connaître un minimum.

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  1. J’ai horreur de la littérature russe. Je l’ai étudié pendant 1 an, et je trouve ça horrible… Ce n’est pas mon style je crois. J’ai essayé, mais vraiment, non ^^ Et Seitenwechsel est une chaîne allemande, qui propose un programme d’apprentissage à des institutions spécialisée, et celle-ci se situe à Brème (Bremen) 🙂

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