La triste histoire des frères Grossbart

Par défaut

Salut bande de thermos à queue de castor ! (non, je vous jure que je n’ai pris que mon petit-déjeuner habituel). Qu’est-ce qu’on est BIEN en vacances, nom de Zeus. Je suis allée voir Deadpool avec mon frangin, il était génial 😛 J’ai réussi à me dégager du temps pour écrire et dessiner de nouveau malgré la prépa, après pratiquement 2 ans de pratique irrégulière, je suis au septième ciel :3

Aujourd’hui, je vous propose une chronique sur La triste histoire des frères Grossbart, de Jesse Bullington, aux éditions Ellipse. J’avais déjà lu deux livres du même genre, dont un du même auteur : Danse macabre, et Johannes Kabal le nécromancien. Je ne vous ai pas fait de chroniques dessus, mais qui sait ? 🙂 Ce sont des livres qu’on ne s’attend pas à trouver tous les jours, et comme ils sont rares, on ne les apprécie que davantage.

La_triste_histoire_des_freres_GrossbartRésumé : Des créatures affamées rôdent dans les sombres forêts de l’Europe du Moyen Age, et ciel comme mer grouillent d’horreurs indicibles. Il n’y a aucune perversion, aucune sorcière ni démon qui rivalise avec les frères jumeaux pilleurs de tombes Hegel et Manfried Grossbart. Ceci est leur histoire, triste et véritable, écrite dans le style des Grimm : les frères Grossbart s’embarquent dans une quête vers la lointaine Egypte et ses tombes emplies de richesses. Pieux, mais horriblement cruels, les frères meurtriers entament un «road trip» assassins sur les routes médiévales de l’Europe. En chemin, ils vont croiser brigands, sorciers et prêtres défroqués, volant et tuant selon leurs besoins. Point d’antihéros poignant chez nos Grossbart, mais des meurtriers sans âmes.

Mon avis : 9/10

Ce qui frappe d’abord avec le livre, c’est l’objet en lui-même : la texture de la couverture, façon parchemin si je ne me trompe pas (je ne l’ai pas sous la main pour l’instant). Le dessin en trompe-l’oeil est assez sympa, mais l’image ici est de mauvaise qualité, et j’en suis désolée mais je n’ai pas pu l’améliorer. Donc une belle couverture à regarder, et une tranche qui fait joli dans la bibliothèque ^^

Je tiens ici à vous redonner une des critiques littéraires qui se trouvaient sur la quatrième de couverture : elle disait que le livre était un mélange de Rabelais et de Tarantino. Un auteur que, bien que je ne l’aie pas beaucoup lu, j’apprécie, et un réalisateur qui a fait deux trois films que j’adore, la formule est de bon augure. C’est surprenant au premier abord, mais pas si éloigné de la vérité : de Rabelais, le texte prend des dialogues riches et truculents, un univers fantasque et médiéval ; de Tarantino, il hérite de la violence, une atmosphère sombre et sanglante, parfois bien salace. L’histoire est très riche en rebondissements et il y a beaucoup de suspense (comprenez ici que sur la fin j’ai envoyé balader tous mes devoirs pour savoir le dénouement).

Les jumeaux sont de sacrés enfoirés (pardon pour les yeux sensibles, mais j’avoue manquer de vocabulaire pour le coup. Des idées ?). Leur pragmatisme (et c’est un euphémisme) est désarmant, ce qui les intéresse c’est le profit et uniquement le profit. Et tenez, moi qui parlait de vocabulaire, ils en ont un extrêmement fleuri ! J’adore leurs débats « théologiques », par exemple sur la chasteté de la Vierge, n’importe qui y trouverait à redire, mais c’est rigolo à lire. Disons qu’ils ont une interprétation pas banale de la religion ^^ Le pauvre père Martin y a perdu son latin et sa raison, c’est un personnage que je n’ai jamais vraiment réussi à apprécier : trop extrémiste, trop de prosélytisme, trop lâche. Heinrich est beaucoup plus intéressant : tous les personnages du livre deviennent plus ou moins fous au contact des jumeaux, mais celui-là est particulièrement classe, avec Nicolette ils forment un duo vraiment implacable. Et en parlant de Nicolette, j’adore son histoire ! La fin m’a beaucoup surprise, peut-être un peu déçue, mais dans un sens, elle conclut de façon très originale le livre.

Bilan : Un livre très spécial, à lire avec plaisir, mais âmes sensibles s’abstenir, très sincèrement.

 

"

  1. Le meilleur résumé pour un livre !

    Bravo 🙂

    Vous m’avez donnez envie de relire ce livre avec les deux frêre grossbart .

    Un jour peut être leur histoire sera faite (en bien ) en film ou en jeux vidéo (the witcher 3 en à fait une mission secondaire en clin d’oeil 😉 ) un livre qui mérite une adaptation . Comme pour marche-mort , Waylander ect..

    bref un livre à lire et à relire

    • Le compliment me touche, mais je ne le mérite pas : j’ai pris la majeure partie du résumé du livre sur un autre site (Babelio) faute de temps pour rédiger la chronique. Pas très orthodoxe, je tenais à publier rapidement : rédiger mon avis me prends beaucoup de temps, j’ai souvent du mal à transcrire mon ressenti comme je le voudrais, et du coup j’expédie le résumé en piochant ailleurs pour gagner du temps :/
      Je suis contente tout de même que la chronique vous ai plu, et j’avoue que je n’avais pas pensé aux adaptations possibles : une adaptation en jeu vidéo me fait saliver d’avance, idem pour David Gemmell !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s