L’étrange affaire de Spring Heeled Jack

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Coucou tout le monde ! Après m’être fait littéralement cimenter l’estomac, je reprends le clavier histoire d’oublier ce goût monstrueux que j’ai dans la bouche. Si seulement je pouvais prendre du jus d’orange après le smecta, malheureusement c’est déconseillé 😥 Pour aborder un sujet un peu plus joyeux, la faux pour mon cosplay de Maka Albarn est presque terminée ! Il ne manque que les finitions de l’œil et du manche, et ce sera bon. J’ai tellement hâte ^^ Je vous mettrai une petite photo si ça intéresse certains.

burton---swinburne,-tome-1---l-etrange-affaire-de-spring-heeled-jack-3860552-250-400Le titre de l’article dit peut-être quelque chose à certains et c’est normal : j’avais déjà fait une chronique sur ce livre, mais elle commence à dater. Comme je l’ai relu il n’y a pas longtemps, j’ai eu envie de réécrire la chronique. Donc ! Il s’agit de L’étrange affaire de Spring Heeled Jack (en français Jack Talons-à-Ressort), premier volet des aventures de Burton et Swinburne, une série écrite par Mark Hodder, un monsieur pour qui je construirais sans hésiter une statue en cookies pur chocolat. C’est un de mes genre favoris, le steampunk (j’ai rajouté la catégorie d’ailleurs). J’ai acheté le livre pour deux raisons : le résumé et l’aspect visuel : super couverture avec pages dorées (superficielle, moi ? naaaan !). En général j’adore l’édition Bragelonne, tant pour la couverture que pour les auteurs, je vous la recommande.

Résumé : Londres, 1861. Quelques 20 ans après l’assassinat de la reine Victoria commençait la révolution industrielle, avec d’une part les Eugénistes qui manipulent la génétique, et les Technologistes qui inventent sans cesse de nouvelles machines en tout genre. Les innovations des deux camps rivaux peuplent la ville et font partie du quotidien des habitants. Sir Richard Francis Burton est un explorateur et un érudit. Malgré des débuts prometteurs, sa carrière et sa réputation sont mises en péril à cause d’un conflit sur la source du Nil. Algernon Charles Swinburne est un jeune poète très doué, masochiste et amateur de sensations fortes. Les deux hommes sont amis et vont bientôt avoir l’occasion d’enquêter ensemble sur une affaire incroyable. Des rumeurs de loups-garous s’élèvent, et des jeunes filles se font agresser par un individu des plus étrange : on l’a surnommé Spring Heeled Jack. Les troubles se multiplient, l’histoire du monde approche d’un tournant décisif.

Mon avis : Coup de ❤ ❤ ❤the-strange-affair-of-spring-heeled-jack

J’ai eu avec ce livre l’une des meilleures lectures de ma vie et je pèse mes mots. La couverture française est excellente, et c’est dommage que l’image ne puisse pas rendre les effets dorés du livre. La couverture anglaise est très belle aussi, dans un style un peu plus détaillé et ma foi très classe.

Pour ceux qui sont férus d’histoire, je rappelle : la reine Victoria a bel et bien été victime d’une tentative d’assassinat à la date indiquée, mais elle s’en est sortie indemne. Cette date est donc celle que l’auteur a choisi pour démarrer son uchronie. On retrouve dans le livre beaucoup de personnages qui ont réellement existé, Burton, Swinburne, mais aussi Florence Nightingale, Darwin, Galton, etc. L’auteur précise d’ailleurs à la fin ce qu’il a modifié dans les citations prises aux personnages célèbres, et quelles sont les choses qu’ils font dans le livre mais qui ne se sont pas produites en réalité. Perso, je tiens à faire une petite remarque ici (et je n’estime pas qu’il y a spoil, rassurez-vous) : dans le livre, Darwin et Galton s’entendent très bien quant aux théories de l’eugénisme (sélection naturelle appliquée aux sociétés humaines, et si vous voulez un exemple, la Shoah partait d’un principe eugéniste), mais en réalité quand Galton a présenté ses théories, Darwin a été positivement horrifié et a refusé de les cautionner, il a même écrit un livre dans ce sens (petit reste des cours de philo).

La plume de l’auteur est excellente, on rentre dans l’histoire tout en finesse et sans problèmes. Il y a un vrai soucis du détail, que ce soit pour les personnages, pour la chronologie des faits tels qu’ils auraient dû se produire et tels que l’auteur les raconte, pour l’univers qu’il a créé. Je suis fan de steampunk en général, et là ce que je préfère le plus, ce sont les inventions eugénistes et technologistes. Je ne veux pas vous en dire trop, ça vous gâcherait le plaisir de la lecture, mais sincèrement, j’adore ! C’est inventif, bien pensé, délirant ! L’intrigue est géniale, avec un suspense et des rebondissements bien dosés. Pas une seule fois je ne me suis sentie perdue, ennuyée ou autre. La fin ne m’a absolument pas déçue, elle est à l’image de tout le livre : parfaite.

Concernant vite fait les personnages : Burton est un personnage rassurant, auquel on s’attache facilement. C’est un érudit et un homme d’action, il est intelligent, et pose un regard critique sur son époque, dans laquelle il joue un rôle important. Swinburne est un poète amoureux de sensations fortes, je l’ai déjà dit dans le résumé. Sans pour autant m’attacher vraiment au personnage, il apporte une touche moins sérieuse et plus folle au livre. Isabel, la petite amie de Burton, j’arrive pas à la supporter. C’est le genre de personne qui agit d’abord et réfléchit ensuite aux conséquences, et qui agit non seulement pour elle mais aussi pour vous, sans vous mettre au préalable au courant. Elle a un bon fond, mais je me doute qu’elle ne doit pas être facile à gérer. Le personnage d’Oscar Wilde a été largement adapté par l’auteur, mais la plupart de ses citations sont justes : c’est un personnage cynique et moqueur, lucide sur ce qui l’entoure et attachant, un peu style Gavroche. Le personnage de Spring Heeled Jack m’a vraiment intéressée, c’est un personnage complexe et torturé, qui évolue au fil du livre. Je me suis vraiment sentie concernée par son vécu. Et d’une manière générale, j’adore les scientifiques retrouvés dans le livre : tous passionnés et prêt à aller au bout de leur recherches, quitte à prendre des mesures un peu trop radicales. Oui, je flash sur ce qui est macabre, mais je trouve leur façon de penser fascinante (sans l’approuver bien sûr).

Bilan, ce livre se classe sans peine dans mon top 10 de mes livres favoris, c’est le bonheur à l’état de papier 🙂

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