1984

Par défaut

Bien le bonjour ! J’espère que vous ne mourrez pas de chaud, les 40°C ont établi leur règne maléfique. C’est là que je bénis mes parents d’aimer les vieilles maisons en pierre : il fait bien frais et je peux me gausser des gens qui passent dans la rue en suant leur âme 🙂 Certains diront que je suis méchante, personnellement je ne fais que profiter de ma situation, tant que je le peux encore. La semaine dernière, c’était la fête de la musique par chez moi, décalée d’une semaine à cause de problèmes administratifs si j’ai bien compris. Le dernier groupe, un groupe de rock qui s’appelle 29th Street, était vraiment génial, c’est une copine à moi qui me l’a fait découvrir, alors je vous encourage à faire de même, j’ai adoré les écouter 🙂 Je vous mets ici le lien vers la page Facebook, il y a quelques vidéos d’autres concerts qu’ils ont donné !

1984Ceci étant dit, c’est parti pour une autre chronique littéraire ! La sélection de dessins arrive bientôt, ne vous en faites pas. Il n’y a pas longtemps, environ un mois avant les premières épreuves du bac, on a parlé en philo du langage et de l’Etat. A cette occasion, on a parlé du novlangue, la langue créée par George Orwell pour son livre 1984, comment elle conditionnait notre façon de penser en diminuant notre vocabulaire, les mots que nous utilisions et donc notre capacité à avoir une pensée construite. Fascinant non ? J’ai réussi à me le procurer il n’y a pas longtemps, pas assez rapidement pour en profiter pour le bac, mais le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est une sacrée lecture. Le livre est considéré comme une référence du genre d’anticipation, de la dystopie, et voire de la science-fiction en général (merci Wikipédia !). Plus généralement, le seul fait qu’on retienne « Big Brother is watching you » témoigne de l’impact qu’a eu le roman, surtout si on considère qu’il a été écrit en 1949, donc début de la Guerre Froide. Je vais faire ce que je peux pour le résumer, mais le seul moyen de vraiment comprendre l’œuvre, c’est de la lire.

Résumé : L’histoire se déroule à Londres en 1984, tout du moins est-ce la date à laquelle le narrateur considère comme actuelle, faute d’une meilleure référence que le Parti. Le monde, depuis les grandes guerres nucléaires, est divisé en 3 grands blocs : l’Océania (dont Londres fait partie), l’Eurasia et l’Estasia. Ces trois blocs sont dans un conflit perpétuel pour une zone qui correspond globalement à la Chine et au nord de l’Inde. L’Océania est régie par l’Angsoc (version novlangue de socialisme anglais), avec pour leader Big Brother. Tous les habitants, et plus particulièrement les membres du Parti sont surveillés. Ils sont soumis à une seule et unique idéologie, qui leur implique le principe de la double-pensée : ils doivent adhérer aux doctrines du Parti, quoiqu’il dise, quand bien même on sait que c’est faux. Si le Parti dit 2+2=5, alors ce mensonge doit être tenu pour vrai, tant consciemment qu’inconsciemment, mais on doit pouvoir opérer le chemin inverse si le Parti le veut. C’est une sorte d’amnésie sélective et volontaire, par laquelle le Parti parvient à asseoir sa domination. Le narrateur s’appelle Winston Smith. Il vit à Londres depuis aussi longtemps qu’il puisse se le rappeler. Son travail au Ministère de la Vérité (ou Miniver en novlangue) consiste à modifier tous les éléments du passé (journaux par exemple) qui puisse contredire les affirmations actuelles du Parti. Mais lui ne parvient pas à penser comme tout le monde. Il se pose des questions, et il est bien conscient que cela le met en danger, la Police de la Pensée peut le « vaporiser » à tout instant. Il n’aura jamais existé.

Mon avis : 8/10

Un sacré morceau, comme je l’ai dit. Non pas que le livre soit gros, ou très compliqué. Mais c’est un gros morceau de réflexion. Je n’ose même pas imaginer l’effet, le choc que ça a dû être à l’époque de la parution. J’espère que je n’ai pas été trop floue avec le principe de la double-pensée, c’est quelque chose de simple à comprendre, mais dur à réexpliquer.

Winston est un anti-héros par excellence : rien de spécial, rien de plus ou de moins que les autres, un ulcère variqueux à la cheville et des varices (appréciez mesdemoiselles et messieurs…), mais ce qui le différencie c’est cette incapacité à appliquer la double-pensée à lui-même. On observe l’année 1984 avec ses yeux. De temps à autre, il se rappelle son passé, qui m’a franchement traumatisée, particulièrement l’épisode de la tablette de chocolat (ce n’est pas gore ni rien, mais juste… misérable). Il conteste entièrement le Parti et souhaite profondément qu’il soit renversé. Julia, la jeune femme qu’il va rencontrer, n’a pas la même vision des choses. Elle se révolte contre le Parti sans pour autant le contester, et se contrefiche des autres : elle est centrée sur elle-même et ses désirs. Assez gamine ?

Le livre est un concentré de méthodes pour verrouiller et limiter la pensée, en plus du principe de surveillance permanente, où même les enfants peuvent dénoncer leurs propres parents. J’ai vraiment été fascinée par cette capacité à imposer une vérité à la foule, et assez effrayée de la voir gober et réagir comme une marionnette. La réaction, ou plutôt l’absence de réactions et l’acceptation entière et soumise du Parti de la part des gens est flippante. Finalement, d’une certaine manière le Parti force l’admiration : la compréhension de l’esprit humain et la mise en place de cet espèce de couvercle sur la pensée, c’est quand même pas rien, et de le voir comme ça, on le trouverait presque facile. Ça fait réfléchir, et je pense que c’est une lecture qu’on devrait étudier dès le collège, histoire de sensibiliser au jugement critique.

En fait, je ne saurais pas dire grand chose sur ce livre, il y a trop à dire et je n’ai pas les mots ; comme je l’ai dit dans l’intro, le seul moyen de l’appréhender, c’est de le faire par soi-même, un avis simple ne suffit pas et ne suffira jamais à rendre l’effet de l’œuvre. Donc vraiment, lisez-la, c’est le genre de livre que tout le monde devrait connaître, pas pour la culture générale mais pour la réflexion et le jugement. Le livre me fait beaucoup penser au film Equilibrium. Je pense que je ferai bientôt une chronique dessus, et si vous l’avez vu, n’hésitez pas à me dire votre avis dessus 🙂

"

  1. J’ai eu la chance de visualiser le film en cours, et je dois dire que celui-ci m’a laissé perplexe.
    De plus, j’ai trouvé ça assez terrifiant, et psychologiquement perturbant …
    Que ce soit avec les personnages, ou avec l’univers dans lequel ceux-ci vivent, l’adaptation filmique m’a réellement mise mal à l’aise. ^^

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s