Cujo

Vidéo

Coucou ! J’espère que vous tenez le coup en attendant Noël ! Pour ma part, je suis en vacances une semaine avant l’heure : mon lycée a organisé un voyage scolaire à Londres pour une semaine ! Au programme visite de musées, bien entendu, une comédie musicale, et la traditionnelle aprem shopping qui se déroulera à Oxford Street. Des magasins à me conseiller ? J’espère que je pourrais me faire de super cadeaux à moi-même et prendre plein de photos des vitrines de Noël ! Je vous ferai un petit compte-rendu dès que je rentre ! Pour une fois, je travaille en avance le prochain épisode de Comment tuer un homme (comprenez que jusque-là, je le faisais le jour même dans le feu de l’action). Il paraîtra normalement en même temps que le compte-rendu du voyage 🙂 J’espère que vous serez toujours plus nombreux à me lire et éventuellement mettre des commentaires si vous voulez me faire part d’un ou deux trucs à améliorer !

Encore un Stephen King aujourd’hui ! Disons que Joyland m’avait laissé un mauvais goût et j’ai voulu retenter le coup avec Cujo, publié en 1981, et adapté en film deux ans plus tard. Il a d’ailleurs remporté le prix British Fantasy en 1982.

cujoRésumé : Cujo est un énorme Saint-Bernard de 120 kg. Pas dangereux pour un sou, il est affectueux et très attachant. Ses propriétaires sont la famille Camber. Le père Joe, est garagiste assez rustre dans un petit coin paumé dans le Maine. Il vit là-bas avec sa femme Charity et son fils Brett. Celle-ci rêve d’un meilleur avenir pour son fils, et surtout, surtout, qu’il n’adopte pas le fonctionnement de son père. Vic et Donna Trenton quant à eux forment un couple sur le déclin, avec un petit garçon de 4 ans, Tad. L’enfant souffre de terreurs nocturne, et est menacé par un monstre qui se cache dans son placard. Eux aussi habitent dans le Maine, depuis peu seulement. Un jour, alors qu’il chasse un lapin dans un terrier, Cujo se fait mordre par une chauve-souris et contracte la rage. Dit comme ça, ça paraît idiot. Ça l’est moins alors que le chien, dans sa lente agonie, tue successivement ceux que son cerveau malade lui désigne comme responsables de la douleur qui le ronge. Pendant ce temps, Donna Trenton doit faire réparer sa voiture et, accompagnée de Tad, elle se dirige vers le garage de Joe Camber…

Mon avis : 9/10

Ça relève bien le niveau ! Ce bouquin est génial, un successeur parfait pour Shining !

Le récit est comme toujours un pur bonheur à lire : limpide, fluide, impeccable. On retrouve avec bonheur la plume de King. L’histoire est super prenante, j’ai envoyé tout balader pour connaître la fin ! Le suspense est très bien géré, on s’accroche au livre comme à une bouée de sauvetage. Et pour le coup, c’est vraiment flippant ! Les animaux m’ont toujours inspiré une certaine méfiance quand ils sont trop près de moi : faute d’en avoir jamais eu, disons que je suis un peu raide avec eux (genre raide comme un pilier de béton). Là pour le coup, je risque pas de m’approcher d’un chien avant un bout de temps. Pas un seul instant je n’ai pensé que certains passages étaient exagérés, ça faisait vraiment vrai. Les passages dans la voiture où Donna et Tad étaient assiégés par Cujo étaient vraiment bien rendus, avec une tension incroyable. J’avais l’impression d’être avec eux dans l’habitacle.

cujo, filmJ’ai bien aimé le personnage de Tad. Il est intelligent et comprend plus qu’on ne le penserait à première vue. C’est touchant la façon dont il s’accroche à sa Formule contre les Monstres. J’ai bien aimé aussi la manière dont on ressentait les pensées de Cujo. Même si il passe pour un monstre sanguinaire, pas une seule fois je n’ai pas ressenti de la pitié pour lui : la rage le transforme en monstre, mais on sent bien qu’il souffre abominablement. D’ailleurs à la fin du livre, Stephen King précise bien que le chien n’est, au fond, pas à blâmer. Donna, bon… Kif kif. On était souvent avec elle, mais quand elle gémit sur le fait qu’elle a trompé son mari parce qu’elle se sentait vieille… Vous me direz, j’ai 17 ans et pas d’expérience réelle en matière de relation amoureuse, donc c’est de la pure mauvaise foi, mais quand même. Sur le moment, je comprenais carrément Vic. Je trouve que Charity a du cran pour arriver à s’opposer à Joe, vu la façon dont il la traite et dont elle a vécu jusqu’à maintenant. Je peux comprendre qu’elle le regrette pourtant, c’est la force de l’habitude qui fait que. C’est triste de voir à quel point un femme maltraitée voit son horizon rapetisser jusqu’à l’enfermer. Par contre, sa soeur est une vraie c*nnasse ! Je pensais au départ que Brett, à cause de la mauvaise influence de Joe, exagérait, mais en fait non. D’ailleurs, en parlant de Brett, on suit rarement l’histoire de son point de vue, mais on peut voir qu’il est très intelligent et qu’il a encore une forme d’innocence puisqu’il peut encore éprouver des sentiments forts pour son père.

Je n’ai pas pu retrouver sur Internet l’image de ma couverture donc je vous ai pris une pas trop moche, mais la mienne représente une mâchoire supérieure de chien en gros plan. Mais gros plan genre j’ai mis 5 bonnes minutes à trouver ce que c’était. On sait qu’un chien ça a des dents, merci pour lui. Et pendant qu’on y est, je suis aussi tombée sur l’affiche du film et là, je suis assez perplexe. Toujours le même délire avec les dents, mais là, c’est un saint-bernard à dents de sabre qu’ils nous ont mis… Il suce le sang aussi ? Et puis vu qu’il a la rage, pourquoi ne pas avoir accentué le côté baveux, ou mieux, le côté sanglant ? Et pourquoi, grands dieux, pourquoi il a l’air de sortir du toiletteur canin du coin de la rue ? Dans le bouquin il a passé l’essentiel de sa maladie dans la boue et la crotte (la sienne), pour ne pas parler de tout le coulis de tomate qui a résulté de ses rencontres avec d’autres bipèdes…

Et pour finir, parlons de la fin :

La fin, personnellement, je ne m’y attendais pas. Je veux dire, à la limite vu que Donna s’est fait mordre, je penchais pour une fin du genre la maladie la rend folle et dans un accès, elle tue Tad. Ou bien le chien arrive à les bouffer. Mais que Tad meure comme ça, c’est presque trop bête. C’est trop bête. C’est dans l’ordre logique des choses, et ça ne m’a pas choqué, mais réellement, je ne m’y attendais pas et j’ai vraiment eu de la peine pour Donna. Au moins, je suis contente qu’elle ait survécu pour se rabibocher avec Vic, mais sans Tad, le couple perd de son intérêt. J’aurais aimé qu’on avance un peu plus dans le temps par rapport à Brett, pour savoir si il allait devenir comme son père. Je ne pense pas, mais je plains sincèrement Charity à ce stade. Elle se condamne elle-même, c’est vraiment triste.

Bilan : Un super bouquin, à lire sous la couette un soir d’orage pour un maximum de plaisir 😉

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